Cryolipolyse

Congeler ses cellules graisseuses pour éradiquer les bourrelets, c’est une technique sur laquelle on dispose maintenant d’un bon recul (8 ans), donc on peut dire qu’elle est efficace (avec un taux de satisfaction des patients de plus 85 %). Mais il faut s’adresser à un praticien expérimenté (un médecin, non une esthéticienne, pour contrôler les actions du froid et parer à toutes réaction liée à ce processus physique), qui dispose d’une machine efficace (Coolsculpting de Zeltiq, Cool Tech de Cocoon Medical, Cristal de Deleo, …). Toutes ne sont pas équivalentes en termes de résultat.

Le froid ne fait fondre en moyenne que 20 % à 35 % de la couche graisseuse à chaque séance, alors que la liposuccion l’élimine à 95 % ! Cependant, il est possible de renouveler les séances plusieurs fois (il n’y a aucune contre-indication à cela). qui a droit à faire congeler ses cellules graisseuses ? Tout le monde, dès lors que l’on présente des surcharges localisées. Ce n’est pas un traitement de la cellulite (la peau d’orange)

Une préparation des tissus s’avère donc indispensable en cas de :

lipœdème ou lymphœdème (fréquent au niveau des genoux). Il faut d’abord extraire l’eau de la région, par drainage manuel ou pressothérapie (prévoir 2 séances dans les 5 jours qui précèdent la cryolipolyse et une dernière juste avant). tissu fibreux (fréquent au niveau de la partie supérieure du ventre, des poignées d’amour, de l’intérieur des genoux, du dos). Il faut chauffer préalablement les tissus avec une combinaison d’ultrasons qui vont défibroser les tissus (1 à 2 séances 1 semaine avant la cryolipolyse + une le jour même) et de radiofréquence, qui va les rendre plus malléables (1 séance de 20 à 40 mn avant cryolipolyse). Adhérences profondes (à la suite d’une césarienne ou d’une chirurgie). Prévoir 2 à 3 séances de radiofréquence combinée à des ultrasons espacées d’une semaine, avant la cryolipolyse.

Pourquoi, parfois, les résultats sont décevants ?

« On sait aujourd’hui que le traitement par cryolipolyse doit intervenir dans le cadre d’une prise en charge globale du patient. Si l’on passe outre, on s’expose inévitablement à des échecs », explique le Dr Deperdu. Le traitement n’est donc pas aussi simple et expéditif qu’on le dit. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il faut toujours s’adresser à un médecin pour ce genre de prestation, car une esthéticienne n’a pas les compétences suffisantes pour gérer tous les à-côtés.

Zones traitées :